Traitement leucémie myéloïde 

 

La leucémie myéloïde communément appelée leucémie myéloïde chronique se caractérise par une prolifération des globules blancs notamment les monocytes au niveau de la moelle osseuse.

 

C’est une maladie qui atteint généralement les personnes âgées de plus de 50 ans et il est plus fréquent chez les hommes que les femmes. Lorsque la maladie est diagnostiquée plus tôt, les probabilités de guérison sont nettement plus élevées.

 

Traitement de la leucémie myéloïde par des thérapies ciblées

 

Le traitement de la leucémie myéloïde chronique se fait à base des médicaments bien particuliers tels que le Glivec qui est une molécule administrée au patient. Le Glivec est donné aux patients dans un premier temps parce qu’il a démontré qu’il était plus efficace et plus facile à ingérer.

 

Mais le Glivec ne guérit pas le patient atteint d’une leucémie en phase chronique et aiguë. Pourtant, c’est un médicament qui est toujours utilisé chez les patients vu le nombre de résultats probants qui est de 80%. (Cela signifie que 80% des patients sont encore en vie, mais pas guéri).  Encore appelé Imatinib mésylate, le Glivec agit en bloquant la dérégulation de l’enzyme responsable de la pathologie.

 

Dans le cas où le patient ne réagit pas favorablement au Glivec, on procède alors à une greffe de la moelle osseuse pour inhiber la progression de la maladie. Même dans ce cas, la leucémie myéloïde chronique reste incurable notamment chez les patients qui ont développé une transformation aiguë de la maladie.

 

Néanmoins, le Glivec et la greffe de la moelle osseuse visent à retarder et à contrôler l’hyperleucocytose (prolifération des globules blancs) pour prévenir les complications qui risquent d’être fatales pour le patient.

 

Les nouvelles thérapies ciblées

 

De nouvelles formes de thérapie ont vu le jour et certains sont encore à l’étude. C’est le cas du Dasatinib qui est commercialisé depuis 2011 en France, elle agit sur plusieurs voies oncogéniques. Encore à l’étude au laboratoire Norvatis qui a mis au point le Glivec, le Nitotinib promet des lendemains meilleurs.

 

Hormis ces deux médicaments, les progrès médicaux ont permis de mettre sur pied l’interferon alpha qui est un traitement administré au patient pour éviter systématiquement la progression vers la forme aiguë.

 

En effet, l’interferon alpha agit directement sur les gènes Ph+ responsables de la prolifération des globules blancs et prolonge ainsi la durée de vie des patients à 72 mois au lieu de 52 mois avec les traitements cités plus haut. Aussi ce traitement est plus efficace chez un sujet encore à un stade primaire de la maladie.